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Alors
que la TSF a été proposée au grand public dès 1923, il a fallu attendre
le tout début des années trente pour voir se généraliser les appareils
monoblocs et facile à utiliser. C'est à partir de cette époque que la
Manufacture Française d'Armes et Cycles de Saint-Etienne (plus connue
après la Seconde Guerre sous le nom de Manufrance) fera une grande publicité
pour modèles de sa propre fabrication, y compris au travers de son mensuel
Le Chasseur Français. Les
collectionneurs, en général friands d'originalité, apprécieront tout particulièrement
le design inimitable des récepteurs Manufrance d'avant-guerre : d'ont
l'ébénisterie est découpée sur la face avant pour former un logotype "
MF " reconnaissable de fort loin.
Le système de référencement
:
Les radios produites par la Manufacture n'ont pas eu la même chance que
les fusils, les bicyclettes et les machines à coudre : elles n'ont pas
eu droit à une marque particulière et se nomme simplement " postes Manufrance
". Les modèles ne sont pas identifiés par des noms évocateurs comme cela
se fait généralement dans d'autres marques, mais sont affublés d'une référence
générée pour les besoins du catalogue.
Celui-ci compte une trentaine de sections, dont le numéro sert de préfixe
aux références des produits. Ainsi, dans les années 30, les " postes de
TSF " sont présentés dans la section " TSF, Phonos, Instruments de Musique
", qui porte le numéro 30. On y trouve les modèles 30-145, 30-147, etc.
A la fin des années 40, la radio se trouve dans la section " Electricité
et articles électro-ménager ", qui porte le numéro 32. Les modèles sont
alors référencés 32-9105, 32-9110, etc. Voilà pourquoi la plupart des
récepteurs Manufrance portent une référence commençant par 30 ou 32 selon
l'époque.
Certains modèles sont vendus par le biais de publicités dans Le Chasseur
Français, édité par la Manufacture. La référence du catalogue est alors
conservée, et simplement préfixée par un " C ". Bizarrement, le préfixe
" M " peut être présent dans certaines éditions du catalogue, comme en
1962.
Quelques modèles se
sont vendus à quelques années d'intervalle avec des références différentes
(le modèle 30-222 en 1955 devient 32-9222 en 1958). Le type de châssis
(l'équipement à l'intérieur du récepteur) a pris dans certains cas la
place de la référence catalogue. C'est le cas des modèles BA 35 et BA
36, assez courants, et présentés sous ce nom dans la presse technique
d'époque. D'autres modèles commençant par BA ou MF sont dans ce cas. Il
est à noter qu'en fin des années 30 et jusqu'à la guerre, le dernier chiffre
de la référence indique le nombre de lampes équipant le récepteur. Ainsi,
le modèle 30-145 est équipé de 5 lampes. Aucune autre logique ne semble
avoir été employée depuis. Enfin,
le suffixe " bis " indiquait une alimentation en courant continu, et "
ter " une alimentation par secteur 25 Hz au lieu du 50 Hz standard.
Sous les couleurs de Manufrance
Il est facile de reconnaitre derrière les récepteurs vendus
sous les couleurs de Manufrance à partir des années 70 des
productions de grands fabricants français, Reela notamment. C'est
le cas par exemple du modèle vendu par Reela sous le nom Tamourée,
et présent au catalogue Manufrance de 1973 à 1977...
Consultez le
dossier Tamourée
Reela, Manufrance, Rools, Arayla, Scot, Nogamatic : Un petit air de famille...)
Consultez les
pages "Radio" de quelques catalogues Manufrance
1973 -
1974 - 1975 -
1976 -
1977
Consultez toutes
les radios Manufrance référencés dans le Grand
Livre de la TSF
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